La douleur chronique
Une nouvelle maladie conçue par L'OMS, née en mai 2022
OMS / CIM-11
La douleur chronique est depuis peu définie comme étant une maladie.
Est-ce vraiment une avancée en la matière ? Pas sûr…
À qui profite réellement la “création“ de cette nouvelle “maladie“ et par voie de conséquence la nouvelle manière de la prendre en charge ?
WHO / ICD-11
Chronic pain has recently been defined as a disease.
Is this really progress in this area ? Not sure…
Who really benefits from the “creation” of this new “disease” and consequently the new way of taking care of it ?
L’OMS a publié sa nouvelle Classification Internationale des Maladies (CIM-11)
[ version 2018 ( 1ère fois au format électronique ), présentée en 2019, entrée en vigueur en 2022 ]
Quelle aubaine ! Pour qui ?
En effet, quelle aubaine représente cette petite dernière (maladie), née en mai 2022, qu’est la douleur chronique, pour principalement deux marchés :
Le marché de la maladie et du médicament – en particulier celui des médicaments anti-douleur puissants de la famille des opioïdes. Tels Oxycontin, Oxycodon, Fentanyl, … Marché qui comprend de nombreux acteurs, tels que fabricants, vendeurs, prescripteurs, …
Le marché du travail, mais dans son sens le moins noble de “rentabilité à tout prix“ – n’importe quel prix – quand bien même humain. Qu’importe.
Un peu de sémantique
Le choix d’un mot est important car c’est le sens de ce même mot qui sera d’importance.
Le mot “douleur“ ne peut signifier “maladie“. Un point c’est tout. Et in casu, que la douleur soit chronique ou aiguë n’a que peu d’importance sur le fond. Le sujet étant que l’on se permette de remplacer le mot “douleur“ par le mot “maladie“, pour ensuite pouvoir assimiler un certain type de douleur, en l’occurrence la douleur chronique, à une maladie.
Définition de la maladie
Larousse:
Altération de la santé, des fonctions des êtres vivants (animaux et végétaux), en particulier quand la cause est connue (par opposition à syndrome).
Dictionnaire de médecine, Flammarion, édition de 1994
1. Altération de l’état de santé
2. Perturbation des fonctions normales d’un ou plusieurs organes, dont les causes sont en général connues, et qui se traduit par des signes et des symptômes
Noter: “en particulier quand la cause est connue“ & “dont les causes sont en général connues“
Paul Valéry, écrivain et poète français, 1871-1945
» La douleur est questionnement, le plaisir est réponse. «
Définition de la douleur
Marc Antoine Petit, chirurgien français, 1766-1811
Une des meilleures définitions de la douleur que vous ne pourrez jamais lire – une très belle définition.
“ La douleur est cet état d’une âme qui, comparant sa position présente à son état passé, juge que le corps éprouve, dans quelques-unes de ses parties sensibles, ou dans son ensemble, des déchirements ou des altérations qui en dérangent l’harmonie. “
Tiré du “Discours sur la douleur », prononcé à l’ouverture des cours d’anatomie et de chirurgie de l’Hospice Général des Malades de Lyons, en 1798.
Larousse:
1. sensation pénible, désagréable ressentie dans une partie du corps.
2. sentiment pénible, affliction, souffrance morale; chagrin, peine
Dictionnaire de médecine, Flammarion, édition de 1994
Sensation anormale et désagrable, provoquée par l’excitation excessive d’une partie vivante de l’organisme, perçue et intégrée au niveau le plus élevé du cortex cérébral, qui lui confère son caractère de “vécu personnel“ et sa tonalité émotionnel et affective.
…et pour finir, en dernière position, la pour le moins étrange définition qui suit…
Définition officielle de l’Association Internationale pour l’Étude de la Douleur (IASP):
Expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, ou ressemblant à celle associée à des lésions tissulaires réelles ou potentielles, ou décrite dans des termes évoquant une telle lésion.
Le ressenti de la douleur
La définition de Marc Antoine Petit ainsi que celle du dictionnaire de médecine nous disent bien pourquoi et comment le ressenti et l’évaluation de la douleur par celui qui la vit est une donnée principalement subjective, avec éventuellement une part résiduelle d’objectivité selon les cas.
En effet, non seulement les appréciations varient, mais également les seuils de tolérance varient d’une personne à une autre. De plus, pour une même personne, ces mêmes paramètres sont susceptibles de varier dans l’espace-temps d’une part et selon le type et/ou la nature de la douleur d’autre part. Avec encore l’existence ou non d’un phénomène d’habituation qui reste lui aussi fondamentalement très individualisé.
La pratique (médicale) qui consiste à faire évaluer la douleur sur une échelle de 1-10, en plus de sa description, apporte juste une petite aide supplémentaire au médecin pour évaluer au mieux la réalité personnelle de celui qui expérimente la douleur, mais son utilité – très relative – s’arrête là.
Définition de la douleur chronique
Avec quelque variation dans la littérature médicale conventionnelle, celle-ci se définit par une douleur qui dure au moins depuis 3 mois ou au moins depuis 6 mois.
Voilà déjà une première et plutôt large imprécision qui nous laisse songeur…
Quelques exemples de définition/description de la douleur chronique dans la littérature médicale

Source:
https://www.chuv.ch/fr/neurochirurgie/nch-home/patients-et-familles/maladies-traitees/la-douleur-chronique
Remarques:
1. La douleur est inutile ? Non
2. Elle devient alors une maladie ? Non, elle ne devient pas maladie de par sa durée. Il faut la prendre en charge en tant que douleur, douleur qui à une ou des causes, initiale(s) et non initiale(s), dont il faut tenir compte dans l’absolu, même si nous ne les connaissons/trouvons pas – pas encore.

Remarque:
1. Regardless of etiology ? Non.

Remarque:
1. Oui. Car il n’est dit nulle part que la cause serait sans plus d’importance et pourrait par conséquent être ignorée.
La médecine conventionnelle & les causes des maladies, troubles, conditions de santé, …
La médecine conventionnelle (en tant que système de soin) le montre et le prouve depuis toujours et c’est confirmé : elle ne s’intéresse pas à la prévention – une prévention digne de ce nom, et non pas uniquement des examens complémentaires (imagerie, laboratoire, …) systématiques dont la liste augmente d’année en année – ni à la pathologie (dont la signification exacte est – rappelons-le – : l’étude des symptômes/syndromes/maladies/troubles/conditions de santé, dans leur ensemble, notamment l’étude de leurs causes et de leurs mécanismes). [ Maladie et pathologie ne sont donc pas des synonymes. ]
La médecine conventionnelle (en tant que système de soin) ne s’intéresse et ne se préoccupe fondamentalement que de prendre en charge et/ou de traiter les dits symptômes/syndromes/maladies/troubles/conditions de santé – de surcroît à sa manière, c’est à dire au moyen de dits “vaccins“, de médicaments de laboratoires (non naturels) synthétisés au moyen de la pétro-chimie, et/ou d’autres technologies-thérapies, qu’elle a inventés puis fabriqués.
La meilleure solution pour faire de l’argent ad aeternum aux dépens des personnes atteintes dans leur santé.
Alors qu’elle ne peut pas ne pas savoir ni ne pas comprendre que toute situation de santé défaillante est par définition la conséquence d’une cause et comporte donc une étiologie sur laquelle on ne peut pas se permettre de faire l’impasse.
L’histoire a commencé dans les années 1990 aux USA
La douleur fut soudainement considérée comme la “laissée pour compte“, à laquelle il fallait dorénavant donner une place de choix, afin de pouvoir s’en occuper beaucoup plus “activement“ .
AINSI
“ The phrase “Pain as the 5th vital sign” was initially promoted by the American Pain Society. “ […]
qui nous dit que:
“L’évaluation de la douleur est systématique chez tous les patients, même chez ceux qui n’expriment spontanément aucune plainte. La douleur est considérée comme le cinquième signe vital de surveillance quotidienne des patients et doit être relevée avec la même régularité que les autres paramètres.“
À qui profite le “crime“ ?
Est-il “perpétré“ pour la bonne marche du système dit de santé (qui ressemble pourtant davantage à un système qui cautionne la maladie) et du monde économique ou pour le bien du patient ?
On nous dit mettre ainsi le patient au centre. Vraiment ? Ce n’est pas ce que nous lisons.
Après nous avoir exposé de quoi il s’agit, un nouveau paragraphe s’intitule: » Quel avantage pour le médecin traitant ? “, alors que le premier pour lequel on devrait prouver les avantages est le patient, non ?
Extrait:

Source:
https://swisspainsociety.ch/wp-content/uploads/2023/11/Suter_MR2023-ICD-11-RMS-1.pdf
Les bénéfices nous explique-t-on, sont dans l’ordre: pour le corps médical puis pour le patient – en seconde et dernière position.
Que signifie “… et un plan de traitement acceptable … pour le soignant. “ ?
On nous parle de prise en charge globale. Comment peut-on penser avoir une approche globale, sans plus se soucier ni plus tenir compte – parce qu’elle(s) a/ont été exclue(s) intentionnellement – de la/des cause(s), quelle(s) qu’elle(s) soit/soient, d’une situation de santé défaillante ? Car c’est cela le sujet. La douleur n’étant qu’un indice (parmi d’autres).
“Ne pas se focaliser sur la recherche de la cause […]“: dans la ligne de ce que fait la médecine conventionnelle (en tant que système de soin) depuis toujours: symptôme(s), syndrome/maladie/trouble/condition de santé, traitement de ceux-ci. Sauf que là, cela ouvre la porte à ne plus faire de médecine du tout. L’objectif principal devenant celui de gérer la douleur, sans plus s’embarrasser du “pourquoi-comment“ elle se manifeste et existe.
“Eviter les étiquettes inutiles […]“: si l’on recherche la cause, nul besoin d’étiquettes inutiles. Celles-ci disparaissent en effet d’elles-mêmes. Cette situation est arrivée précisément parce que la médecine conventionnelle (en tant que système de soin) s’est effectivement de plus en plus éloignée de l’intérêt de la cause au fil du temps.
“Obtenir une approche centrée sur le patient […]“: si l’on reprend l’ensemble de l’article, on comprend que le patient est effectivement mis au centre, avec cette nouvelle approche de la douleur chronique, mais dans son sens le moins avouable, à savoir qu’il est in casu considéré comme un capital à ne pas perdre, qui rapporte et qui doit être le plus vite possible remis sur pieds et rendu à nouveau fonctionnel et rentable sur le marché du travail. En passant, il aura surtout été (comme attendu) très rentable au marché de la maladie et à l’industrie pharmaceutique, qui lui aura peut-être et dans le meilleur des cas, soulagé sa douleur, mais pas amélioré sa Santé avec un grand “S“.
Une absurdité
Après les grands “sacs“ introduits peu à peu dans les divers DSM (Manuel Diagnostique et Statistique des troubles Mentaux), le dernier état le DSM V, afin d’en faire les réceptacles des dites “nouvelles maladies (troubles, … etc.) mentales“ créées et définies par la dite autorité suprême en la matière au USA, voici maintenant la CIM-11 (Classification Internationale des Maladies – qui nous vient elle de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)) – qui fait de la douleur chronique et par là même de la douleur, une maladie.
Nous le savions, et cette récente nouvelle approche thérapeutique de la douleur chronique nous le confirme malheureusement une fois de plus, la médecine conventionnelle (en tant que système de soin) ne veut pas tenir compte ni s’intéresser aux causes de ce qui porte atteinte à la santé. Et elle ne s’en cache même plus. Ce qui est peut-être encore plus grave.
Et c’est maintenant confirmé une fois de plus par l’inscription officielle de cette “nouvelle maladie“ dans les manuels médicaux dits de références en la matière aux USA, suivis par de nombreux autres pays, dont la Suisse.
Rien n’est ni n’arrive sans cause. La relation de cause à effet est une condition sine qua non et un fait indéniable à la base de tout raisonnement sain, professionnel et complet. Fait qui ne peut par conséquent être ainsi écarté par simple choix, quelle qu’en soit la motivation, la justification ou autre.
Ce qui se passe là est sérieux et dangereux. Et les personnes qui souffrent de douleur chronique, de même que leur médecin, doivent réaliser ce qui se passe d’indéfendable à cet endroit.
La question n’est pas de ne pas soulager la douleur chronique de ceux qui en souffrent. Le problème est la nouvelle définition que l’OMS lui attribue, pour ne pas dire qu’elle la lui invente, définition qui la vide de son sens premier qui va de pair avec son rôle premier, qui est d’informer/alerter le patient et le médecin que quelque chose ne va pas, dont il va falloir s’occuper, et de permettre ainsi de réagir de manière appropriée. Ce qui signifie précisément tenter de comprendre et découvrir la/les cause(s) de la douleur, c’est-à-dire ce qui se passe en amont de celle-ci et qui par conséquent l’engendre, et ce qui se passe en aval de celle-ci, dont les éventuels autres douleurs ou problèmes de santé (en cascade) qu’elle serait susceptible d’engendrer.
Ensuite, à partir de là, si s’occuper de la/des cause(s) ne suffit pas à apaiser ou éliminer la/les douleurs dans un délai raisonnable établi au cas par cas, il faut alors bien entendu la oules prendre en charge directement, sans toutefois cesser de s’investir dans la/les cause(s) de celle(s)-ci – effort essentiel et non négociable.
Difficile de voir un autre intérêt principal là-dessous, que l’intérêt financier, d’avoir des malades chroniques dont la maladie chronique est la douleur chronique.
Un tel raisonnement permet de justifier une approche médicamenteuse comme étant LA solution.
Une solution qui certes remettra très probablement plus rapidement les gens debout et sur leur lieu de travail, mais pour combien de temps ? Et à quels prix – au sens propre et figuré ? Car cette fausse solution rapportera avant tout et surtout beaucoup d’argent au marché de la maladie et du médicament, notamment avec ses médicaments anti-douleurs puissants de la famille des opioïdes de synthèse, qui ne sont autre que des drogues à haut pouvoir addictif dont on devient très rapidement dépendant et qui abîment au final encore plus la santé à tous les niveaux.
Ce faisant, la Suisse rejoint gentiment les USA en devenant de plus en plus partisane, d’une part de cette façon non médicale et non scientifique de penser et d’agir, et d’autre part de cette très dangereuse catégorie de médicaments.
Pendant ce temps, la cause de la douleur chronique du patient, est intentionnellement considérée comme secondaire, tertiaire, …, voire complètement mise de côté.
Si la cause de la douleur chronique ou non est délaissée, cela signifie fondamentalement que c’est bel et bien la douleur qui est délaissée, car celle-ci n’existerait pas sans sa cause.
Il y a comme un leurre, comme un tour de passe-passe.
Qu’on le veuille ou non, cette façon d’appréhender la douleur chronique induit en erreur tant la personne qui la souffre que le corps (au sens de tissu vivant) qui la souffre, qui lui n’en perdra pas pour autant son Intelligence Propre, mais risquera en revanche de se sentir confus (en plus d’être intoxiqué) sans plus réussir à accomplir correctement le travail qui lui revient. Avec pour conséquence, un risque réel et élevé, de dégradation de l’état de santé fondamental (terrain (milieu intérieur), potentiel santé, ressources, bon fonctionnement de toutes les parties, …) sur le moyen/long cours.
En tant qu’Ostéopathe
Je ne peux valider et soutenir ce chemin.
Nous recevons régulièrement des personnes qui souffrent de douleurs chroniques et bon nombre de fois, nous réussissons à les en débarrasser, sinon les soulager, par une approche et une prise en charge qui accordent une place fondamentale et précieuse à la notion de cause et à la relation de cause à effet, préoccupations inhérentes à la Médecine Ostéopathique dans l’essence de qu’elle est et sans quoi elle perdrait de son sens et de sa raison d’être.
Par ailleurs, une alimentation saine et sans faute peut apporter énormément. Et il en est de même pour l’hygiène de vie au sens large. Ce qui fait référence à la pluridisciplinarité nécessaire et bienvenue selon les cas.
C’est quand même préférables à Oxy-codon, -contin, .., (qui nous viennent de la famille Sackler), ou que Xanax, Soma et Dieu sait quoi encore, qui, répétons-le, ne sont autre chose que des drogues extrêmement délétères pour la santé – corps et âme.
La médecine conventionnelle (en tant que système de soin) ne pouvait pas tomber plus bas.
Comment peut-on en arriver à considérer et définir la douleur (chronique) comme une maladie ? De quoi cette dérive est-elle le symptôme ?
Inventer puis normaliser des maladies/conditions/troubles, plutôt que d’être honnête quant aux causes, n’est pas une solution. C’est bien au contraire une échappatoire indéfendable.
Et s’il est déjà très douloureux (sans jeu de mots) de devoir constater l’arrivée de ces dites “nouvelles maladies“ dites “mentales“ telles que l’autisme, l’hyperactivité, le déficit d’attention, le trouble du comportement envahissant, et j’en passe et des meilleurs… qui feront l’objet d’un prochain article et dont nous connaissons très bien la/les cause(s), oser aller jusqu’à faire maintenant de la douleur * – LE SYMPTÔME PAR EXCELLENCE ! – une maladie, est un aveu de tromperie, de paresse, et peut-être bien également un aveu de cupidité, tous trois inacceptables.
[ * le fait que cette “nouvelle maladie“ ne concerne que la douleur chronique n’importe que partiellement sur le fond. ]
Chapitre intéressant sur la douleur
Dr. Marc Lévêque, neurochirurgien et spécialiste de la douleur (France, Aix-en Provence)

Films/séries très représentatifs de la réalité, qui c’est bien connu, dépasse la fiction
1. Dopesick
2. Painkiller
3. The phamacist